WHERE IS THE WAY?

WHERE IS THE WAY?
When you want it the most there's no easy way out
When you're ready to go and your heart's left in doubt
Don't give up on your faith
Love comes to those who believe it
And that's the way it is
If ever the river could whisper your name,
Would the choices you made still be the same?
Like a flower that dies from angry rain,
Why do we hurt ourselves?

If ever a boy stood on the moon,
Carrying all of his treasures from the stars
To a rainbow which leads to where we are.
Together we'd chase the sun.

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:05

like a tyger

like a tyger
tyger tyger burning bright
in the forests of the night
what immortal hand and eye
could frame thy fearful symmetry
i know that you are with you'r
cold breath heart hand
you are a great gladiators and
beautiful women

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:39

unfair

unfair

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:49

la mort de Marie

la mort de Marie
Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'aube de ses pleurs au point du jour l'arrose :

La grâce, dans sa feuille, et l'amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;
Mais, battue ou de pluie ou d'excessives ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.

# Posté le samedi 23 août 2008 13:37

La Confession d'un enfant

La Confession d’un enfant
Quoi que j'eusse pu dire ou faire, jamais l'idée de perdre Brigitte ne s'était encore présentée à moi. J'avais cent fois voulu la quitter ; mais qui a aimé en ce monde et ne sait ce qui en est ? Ce n'était que du désespoir ou des mouvements de colère. Tant que je me savais aimé d'elle, j'étais bien sûr de l'aimer aussi ; l'invincible nécessité venait, pour la première fois, de se lever entre nous deux. J'en ressentais comme une langueur sourde, où je ne distinguais rien clairement. J'étais courbé près de l'alcôve, et quoique j'eusse vu dès le premier instant toute l'étendue de mon malheur, je n'en sentais pas la souffrance. Ce que mon esprit comprenait, mon âme, faible et épouvantée, semblait reculer pour n'en rien voir.— Allons, me disais-je, cela est certain ; je l'ai voulu, et je l'ai fait ; il n'y a pas le moindre doute que nous ne pouvons plus vivre ensemble ; je ne veux pas tuer cette femme, ainsi, je n'ai plus qu'à la quitter. Voilà qui est fait ; je m'en irai demain. Et, tout en me parlant ainsi, je ne pensais ni à mes torts, ni au passé, ni à l'avenir ; je ne me souvenais ni de Smith ni de quoi que ce soit en ce moment ; je n'aurais pu dire qui m'avait amené là, ni ce que j'avais fait depuis une heure. Je regardais les murs de la chambre, et je crois que tout ce qui m'occupait était de chercher pour le lendemain par quelle voiture je m'en irais.


Je demeurai assez longtemps dans cet état de calme étrange. Comme un homme frappé d'un coup de poignard ne sent d'abord que le froid du fer ; il fait encore quelques pas sur sa route, et, stupéfait, les yeux égarés, il se demande ce qui lui arrive. Mais peu à peu le sang vient goutte à goutte, la plaie s'entr'ouvre et le laisse couler ; la terre se teint d'une pourpre noire, la mort arrive ; l'homme, à son approche, frissonne d'horreur et tombe foudroyé. Ainsi, tranquille en apparence, j'écoutais venir le malheur ; je me répétais à voix basse ce que Brigitte m'avait dit, et je disposais autour d'elle tout ce que je savais d'habitude qu'on lui préparait pour la nuit ; puis je la regardais, puis j'allais à la fenêtre et j'y restais le front collé aux vitres, devant un grand ciel sombre et lourd ; puis je revenais près du lit. Partir demain, c'était ma seule pensée, et peu à peu ce mot de partir me devenait intelligible. — Ah Dieu ! m'écriai-je tout à coup, ma pauvre maîtresse, je vous perds, et je n'ai pas su vous aimer !


Je tressaillis à ces paroles, comme si c'eût été un autre que moi qui les eût prononcées ; elles retentirent dans tout mon être, comme dans une harpe tendue un coup de vent qui va la briser. En un instant, deux ans de souffrances me traversèrent le c½ur, et, après elles, comme leur conséquence et leur dernière expression, le présent me saisit. Comment rendrai-je une pareille douleur ? Par un seul mot peut-être, pour ceux qui ont aimé. J'avais pris la main de Brigitte, et, rêvant sans doute dans son sommeil, elle avait prononcé mon nom.

# Posté le samedi 23 août 2008 14:20